Mousline, la récidive
Cela fait plus d’une semaine déjà que vos yeux ont pu saigner et vos oreilles décéder en tombant sur ceci à la TV :
Aaaaaah ! Vous ne pensiez pas que des galettes de pommes de terre pouvaient être aussi funky fresh n’est-ce pas ? Moi non plus.
Les paroles mémorables de ce « rap familial », à travers lesquelles on ressent bien l’énorme potentiel de coolitude d’une bonne galettes-party entre amis, ne répondent cependant pas à l’unique question qui subsiste dans nos esprits : POURQUOI ?
Parce que rappelez-vous, si vous ne l’avez pas refoulé (mais qui pourrait vous jeter la pierre, QUI ?), Mousline avait déjà commis cela :
Alors bien sûr, je ne suis pas une famille Ricoré, je ne fais a priori pas partie de la « cible » (mais qui est véritablement ciblé au juste ?). Toutefois, je m’interroge.
On était déjà resté sans réponse concernant le spot Mousline featuring la Castafiore.
Là, d’autres interrogations planent :
- Les enfants sont-ils censés en faire leur nouveau Gangnam Style ?
- Doit-on s’attendre à un « ouesh gros, cimer » après avoir servi les dites galettes ?
- Où sont les dentiers en plaqué or massif, les baggy jeans, les crucifix et autres diamants en strass 18 carats ? Cela n’apporterait-il pas un peu de crédibilité à l’ensemble ?
- Peut-on d’ores et déjà trouver le tuto de la chorégraphie sur la toile ?
- A t-on retenu quelqu’un pour le prochain concours de l’Eurovision ?
Mousline n’est cependant pas la seule à oser sortir des sentiers battus en neige.
Rappelez-vous, si vous ne l’avez pas non plus refoulé (mais encore une fois, qui pourrait vous jeter la pierre, QUI ?), la résurrection des Minikeums, sauce Panzani :
(NDLR : nul besoin de s’attarder sur la vérité universelle qui voudrait que pour plus d’authenticité, de convivialité ou peut-être simplement par volonté d’humiliation, tomates = sud = « accent du midi ». MERCI)
Au-delà des considérations artistiques (et linguistiques…), on peut se demander pourquoi ces marques ne misent pas plutôt sur le côté pratique de leurs produits. Dans un monde où l’on vit en accéléré, bien manger sans trop d’effort ni de temps, ça suffit à convaincre non ? Un peu de concret ne nuirait pas.
Oh mais peut-être que le consommateur a appris à faire lui-même sa purée, sa bolo et ses galettes… pour moins cher, plus « sain » et pas beaucoup plus de temps.
Ou alors derrière ces marques se cachent des hommes et des femmes qui rêvent secrètement du succès fish&cheap.
Quoi qu’il en soit, il va falloir revoir sa copy.







affligeant ! j’espère juste que le créatif qui a pondu ça a été grassement payé en purée mouseline. Jusqu’à l’écœurement.
beurk.